![]() |
||||||||||||
|
|
||||||||||||
|
|
||||||||||||
|
DALI DÉSIRS INNASOUVIS
Jean-Louis Gaillemin |
![]() |
|||||||||||
|
Aborder le surréalisme de biais, tel est le propos de la thèse de Jean-Louis Gaillemin sur le surréalisme et l’architecture. Pour mieux comprendre les œuvres d’Emilio Terry (promu architecte surréaliste à l’exposition « Fantastic art, Dada, Surrealism » au musée d’Art moderne de New York en 1936), les cages d’Alberto Giacometti et les architectures de Dali (son pavillon Dream of Venus à l’exposition de New York de 1939), l’auteur entreprend une relecture des textes et des œuvres-clés des années 30 et analyse dans le détail les échanges d’idées et les polémiques entre André Breton, Paul Eluard, Georges Bataille et Jacques Lacan.
Extrait de cette thèse d’histoire de l’art, Salvador Dali – Désirs Inassouvis, montre que Dali, loin d’être venu pondre, en coucou, dans le nid surréaliste, a été annexé par André Breton qui voulait l’arracher à Georges Bataille, le premier à l’avoir publié. « Les pages consacrées à l’invention de la paranoïa critique sont les plus claires que je connaisse pour comprendre en quoi elle se distingue de l’automatisme surréaliste » a écrit Catherine Millet dans Art Press, saluant « l’analyse brillantissime » du tableau-clé du livre : Le portrait par Dali d’Emilio Terry dessinant, de 1934. Désirs Inassouvis balaye les légendes forgées par l’artiste lui-même dans ses écrits autobiographiques et le campe dans le milieu mondain et intellectuel du Paris et du New York du début des années trente. Il poursuit le travail de chercheurs comme Felix Fanes, Ian Gisbon, Dawn Ades et Heim Finkelstein. Jean Louis Gaillemin témoigne du tournant pris par la recherche sur le Surréalisme et ses alentours. |
||||||||||||
|
« L'une des meilleures choses que l'on puisse lire aujourd'hui, en français, sur l'histrion du surréalisme. »
Catherine Millet, Art Press |
||||||||||||