![]() |
|||||||||||
|
|
|||||||||||
|
|
|||||||||||
|
LA DERNIÈRE NUIT
Marie-Ange Guillaume |
![]() |
||||||||||
|
L’auteur croque ici un monde de petites personnes dans des vêtements trop grands pour elles.
Balthazar Balthazar est chien de bistrot à Montmartre. Autour de lui, par un joli matin de printemps, les humains vivent une heure de leur vie. Ça n’a l’air de rien, mais pour la patronne, c’est du boulot. Terminus Quarante ans de mariage et ils attendent que le bus démarre. Il se rappelle l’avoir aimée, jadis. Il l’aimerait peut-être encore, mais c’est reparti : elle l’emmerde avec sa casquette trop petite— ça lui fait un cercle rouge sur le front, c’est pas joli. Voilà où ils en sont. Canicule L’été en Dordogne. Sa femme déprime et sa petite fille refuse de dormir. Il passe ses nuits à la consoler, il est crevé, il en a marre. Alors il va lui montrer, de la manière la plus bizarre qui soit, pourquoi elle devrait être heureuse. Tête de mule La vielle dame perche au sixième étage, avec ses humeurs et ses manies. Le facteur lui monte son courrier et ses camemberts, ça finit par tisser un lien ; mais voilà qu’il doit partir dans les Pyrénées, et il n’ose pas lui dire qu’il va l’abandonner. Il a tort, elle va très bien se débrouiller avec ça. La dernière nuit C’est l’amour fou, et totalement invivable parce qu’il est marié. Ils décident de se séparer, mais elle lui arrache la promesse d’une dernière nuit ensemble. Autant dire un cauchemar. Après, c’est fini. En principe. Lui Il parle beaucoup, au téléphone — sa dernière rupture, sa dernière idée de scénario, sa progéniture…C’est un créateur. Tout ce qu’il vit, il l’utilise. Et puis il s’aime bien, installé au centre du monde. Elle l’écoute. Elle prend des notes. |
|||||||||||
|
« Je n'ai pas lu un recueil de texte aussi impeccable depuis celui d'Anna Gavalda. […] Ces six tranches de vie procurent la même allégresse. On referme le livre en regrettant qu'il s'arrête. Lire Marie-Ange Guillaume ressemble à manger du caviar. »
Frédéric Beigbeder, Voici |
|||||||||||