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VACHEMENT MEUH-MEUH
Daniel Percheron |
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Dans ce petit livre, dont le titre Vachement meuh-meuh reprend une expression des années 50, on ne prend pas la vache à bras le corps. On tourne autour, plutôt, en laissant remonter souvenirs, images et lectures.
Les vaches connaissent une passe critique, défrayant une triste chronique. Dans un coin de notre tête, cependant, elles campent toujours au beau milieu du vert. Sont ici égrenées diverses facettes de ces ruminantes créatures. Dans leur mâchouillage au long cours, elles semblent jouer une partie bien à elles. Mais ne nous tendent-elles pas aussi, à nous humains, un miroir où nous pouvons nous perdre ? On agite l’ambivalence propre aux vaches : paradis lacté d’un côté, coups de pied en vache de l’autre. On questionne, en faisant un détour par le cinéma suisse, la prétendue neutralité du regard bovin. Et l’on emprunte la pente douce que prennent les vaches pour faire tableau. |
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« Ce petit livre au titre étrange est un broute-mémoire de bonne humeur. »
Eric Ollivier, Le Figaro, 25 mars 2002. |
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